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Comment décrire cher journal, ce qui régnait alors autour de nous, Venise est de ces villes qui ne comptent qu'une grande voie et une infinité de ruelles, larges comme trois personnes, deux chevaux ne s'y croiseraient pas. Tout se fait à pied comme nous l'avait prédit l'Anglais, tout n'est que dédale de petits pavés. Souvent, un petit pont composé de quatre marches nous permet de traverser un bras du canal.

Mais... Comment expliquer le flot de couleurs, de musiques, et de surprises auxquel nous avons assisté. Partout ce n'était que joie, que rire. Beaucoup de personnes prétendaient que le carnaval de Venise devait être lourd, que les défilés devaient encombrer la ville, mais ô combien ces gens là sont dans l'erreur ! Venise n'a pas de carnaval, Venise est un carnaval ! Cette semaine là, il n'y a pas de défilés croyez moi, il vous suffit de marcher dans la rue pour croiser un Casanova à la parure d'or et de fins tissus, au bras duquel se tient une dame avec une robe splendide, tous deux arborant un couvre chef des plus majestueux. Venise n'a pas de Carnaval, Venise est un Carnaval ! C'est à la terrasse des cafés en train de consommer une boisson que vous pouvez admirer les personnages parés des plus beaux costumes. Comment expliquer alors à quelqu'un qui n'y est pas allé... Tout n'est que merveille, la ville aussi splendide que les personnes qui y vivent, c'est un peu comme dans un songe...

A chaque coin de rue se trouvaient des personnes posant devant les appareils photos des touristes, exhibant leurs plus beaux costumes... C'était une folie ! Un costume de ce genre vaut bien plus cher que nous ne pouvons l'imaginer, cela fait partie de leur culture, les vénitiens en sont fiers. Cette fièvre est contagieuse, après quelques jours passés au cœur de ce carnaval, qui peut résister à la tentation de s'acheter un masque, de s'acheter un tricorne, de s'acheter une cape...

L'accueil de cette ville est particulier, tout est tout de suite chaleureux, en cette semaine de carnaval, tout est tellement festif. Plusieurs fois sortant de nuit, nous sommes embrumés dans une sorte de rêve permanent, d'où ne nous voulons pas sortir...

Venise, ville unique, c'est un labyrinthe et plus d'une fois nous pensons nous perdre, mais aujourd'hui encore, plus d'un an après, je me souviens de chaque ruelle, de chaque place, de chaque enseigne... Aujourd'hui encore je peux vous tracer le chemin le plus court pour aller de notre hôtel à la place St Marc où les plus beaux porteurs de costumes se réunissaient...


Venise, c'est comme cela que je t'ai vécue, comme un doux songe éloigné,
Venise, c'est comme cela que je t'ai vécue, comme je t'ai toujours rêvée...

Tu m'as surprise mille et une fois, et je rêve encore de toi la nuit, de ce carnaval que j'aspire à revoir un jour... Beaucoup se l'approprient, Venise, ton carnaval! Moi je l'ai vu avec mes propres yeux, avec un regard empli d'étoiles qui te vouait une adoration sans fin. Je ne sais si tous te regardent avec cet esprit, si tous ont été séduits par ton carnaval, par tes coutumes, par tes ruelles, par ton charme, moi je l'ai été, plus que je ne saurais le dire.

Aujourd'hui, loin de toi, de tes costumes, de tes joies, je sais qu'un jour je te retrouverai, que je reverrai cette Venise que j'ai tant aimée.


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